La rue Mercière est l’une des plus anciennes rues de Lyon, dans le 2e arrondissement. Elle est attestée dès le XIIIe siècle. Au XVIe siècle, elle devient la rue des imprimeurs et des libraires. En effet, vers 1550, près d’une centaine d’ateliers tournent dans la rue et les rues voisines. Lyon est alors l’une des capitales européennes du livre. Aujourd’hui, la rue Mercière est surtout connue pour ses bouchons et ses terrasses.
Sommaire de l’article
Je passe souvent rue Mercière le soir. Les terrasses débordent, les serveurs appellent, les nappes à carreaux se touchent presque. Pourtant, sous ce décor de fête, il y a une autre rue. Pendant un siècle, c’est ici que l’Europe a lu. Autrement dit, les livres de Rabelais, les poèmes de Louise Labé et les éditions savantes de Gryphe sont sortis de ces maisons. Je vous propose de remonter la rue, numéro après numéro, jusqu’à son siècle d’or.

Pourquoi s’appelle-t-elle la rue Mercière ?
Le nom vient tout simplement des merciers, c’est-à-dire des marchands. Au Moyen Âge, on écrit aussi « rue Marchire », la rue marchande. D’ailleurs, le mot mercier ne désigne pas encore un vendeur de fils et d’aiguilles. Il désigne tout négociant qui achète et revend.
La rue Mercière est attestée dès le XIIIe siècle. Concrètement, elle court du nord au sud, parallèle à la Saône. Selon une tradition rapportée par l’abbé Vachet, elle aurait d’abord été un quai. Ensuite, les maisons auraient gagné sur la rivière. En 1416, la ville fait d’ailleurs planter des pilotis dans la Saône pour consolider deux maisons.
Puis, du XIIIe au XVIIIe siècle, c’est l’artère principale de la Presqu’île. À cette époque, on y vend du drap, des fourrures et des parchemins. Or le parchemin annonce déjà la suite. Car là où l’on vend de quoi écrire, on finira par vendre des livres.
Comment Lyon est-elle devenue une capitale du livre ?
Lyon devient une capitale du livre grâce à ses foires. Depuis 1463, la ville tient quatre foires franches par an. Marchands allemands, italiens et suisses y viennent sans payer de taxes. Ainsi, un livre imprimé à Lyon peut partir le mois suivant vers Francfort, Venise ou Anvers.
Ensuite, Lyon a un avantage que Paris n’a pas. En effet, elle n’a ni université ni parlement. Autrement dit, personne ne surveille de près ce qui sort des presses. Les imprimeurs lyonnais publient donc en français, en italien, en latin, et ils osent davantage.
1473 : le premier livre imprimé à Lyon
En réalité, tout commence en 1473. Barthélemy Buyer, fils d’une riche famille lyonnaise, finance un atelier. Il s’associe à Guillaume Le Roy, un typographe venu de Liège. Le 17 septembre 1473, ils achèvent le Compendium breve du cardinal Lothaire. C’est le premier livre imprimé à Lyon. Trois ans plus tard, en 1476, Buyer publie La Légende dorée en français.
Dès lors, les ateliers se regroupent entre la rue Mercière, Saint-Nizier et le pont de Saône. En outre, le quartier offre tout : des marchands, des banquiers, des papetiers et un port.
1463 Quatre foires franches par an
Louis XI accorde à Lyon une quatrième foire. Alors, les marchands étrangers affluent, et avec eux les capitaux du futur commerce du livre.
1473 Le premier livre lyonnais
Buyer et Le Roy achèvent le Compendium breve. Ainsi, Lyon devient l’une des premières villes françaises à imprimer, trois ans après Paris.
1528 Le livre de poche à l’italique
Sébastien Gryphe publie des classiques en petit format et en caractères italiques. Par conséquent, le livre devient léger, bon marché et transportable.
1532 Pantagruel
Claude Nourry imprime à Lyon le Pantagruel de Rabelais. La même année, Rabelais devient médecin à l’Hôtel-Dieu de Lyon.
1539 Le Grand Tric
Les compagnons imprimeurs cessent le travail. C’est souvent présenté comme la première grande grève ouvrière de l’histoire de France.
1555 Les Euvres de Louise Labé
Jean de Tournes imprime le recueil de la poétesse lyonnaise, avec ses 24 sonnets.
Vers 1560 Le début du déclin
Les guerres de religion éclatent. Aussi, beaucoup d’imprimeurs protestants quittent Lyon pour Genève.
1998 Patrimoine mondial
Le site historique de Lyon, dont la rue Mercière fait partie, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Combien d’ateliers comptait la rue Mercière ?
Les chiffres varient selon les sources. D’un côté, le dossier Millénaire 3 du Grand Lyon compte près de 100 ateliers dans la rue Mercière et les rues voisines vers 1550. De l’autre, une fiche des musées Gadagne parle de 181 imprimeries lyonnaises au début du XVIe siècle. Pour ma part, je retiens l’ordre de grandeur : une centaine d’ateliers, serrés sur quelques centaines de mètres.
En revanche, un chiffre fait consensus. À la fin du XVe siècle, Paris et Lyon assurent à elles deux environ 80 % de la production française de livres. Vers 1550, Lyon se hisse parmi les tout premiers centres d’édition d’Europe, avec Venise et Paris.

Qui imprimait rue Mercière ?
Quatre noms résument le siècle d’or de la rue Mercière. En effet, chacun avait sa marque, une petite gravure imprimée sur la page de titre. C’était donc à la fois un logo et une signature. Cliquez sur les onglets pour passer d’un imprimeur à l’autre.

Sébastien Gryphe (vers 1493-1556)
Le « prince » de la librairie lyonnaise
Né à Reutlingen, en Allemagne, il s’installe à Lyon vers 1520. Son atelier se trouve à l’angle de la rue Mercière et de la rue Thomassin. Par ailleurs, sa marque est un griffon, clin d’œil à son nom.
En 1528, il lance des classiques en petit format et en italique. L’historien Lucien Febvre estimait qu’il publiait, dans les années 1540, une grande partie des manuels savants lus en Europe. Rabelais lui confie aussi ses éditions médicales.

Jean de Tournes (1504-1564)
L’imprimeur des poètes
Il apprend le métier chez Gryphe, puis ouvre son propre atelier au début des années 1540. Il imprime Pétrarque, Marot et Maurice Scève. En 1555, il publie les Euvres de Louise Labé.
De plus, ses livres sont illustrés par le graveur Bernard Salomon. Ils comptent parmi les plus beaux du siècle. Jean de Tournes meurt de la peste en 1564. Plus tard, ses descendants partiront pour Genève.

Étienne Dolet (1509-1546)
L’humaniste brûlé avec ses livres
Humaniste et polémiste, il obtient un privilège royal pour imprimer à la fin des années 1530. Il s’installe rue Mercière, à l’enseigne de la Doloire d’or. Sa marque, une doloire, joue d’ailleurs sur son nom. Une plaque, posée en 2005 par l’association des Amis d’Étienne Dolet, rappelle qu’il imprimait « en ces lieux ».
Il publie Marot et Rabelais. Cependant, ses éditions lui valent trois procès. Le 3 août 1546, il est pendu puis brûlé avec ses livres, place Maubert, à Paris.

Claude Nourry (mort en 1533)
L’imprimeur de Pantagruel
Nourry imprime des livres populaires en caractères gothiques : romans de chevalerie, almanachs, récits bon marché. En 1532, il sort de ses presses un petit livre anonyme : Pantagruel.
Or l’auteur est un médecin de l’Hôtel-Dieu, François Rabelais. Très vite, le livre se vend aux foires. Ainsi, l’un des textes fondateurs de la littérature française naît dans ce quartier marchand.
Illustrations : pages de titre et marques d’imprimeurs, domaine public / Wikimedia Commons. Plaque Dolet : photo Siloë Biblica, septembre 2026.
Rabelais, un auteur de la rue Mercière
Précisons-le : Rabelais n’est pas imprimeur. Pourtant, il vit au rythme de la rue Mercière. En 1532, il est nommé médecin à l’Hôtel-Dieu. La même année, il publie Pantagruel chez Nourry et des traités médicaux chez Gryphe. Il fréquente donc à la fois l’édition populaire et l’édition savante.
Plus tard, il se brouille avec Dolet. En effet, en 1542, Dolet imprime une version de Gargantua que Rabelais n’avait pas autorisée. Cette querelle montre bien la vie de la rue : on s’y associe, on s’y copie et on s’y dispute.
Les graveurs de lettres
La rue Mercière ne fait pas que des livres. Elle fait également les lettres qui servent à les imprimer. Par exemple, Robert Granjon grave à Lyon, en 1557, un caractère inspiré de l’écriture manuscrite. On l’appellera plus tard le « caractère de civilité ». Ce savoir-faire montre donc que Lyon ne copiait pas Paris. Au contraire, elle inventait.
Lyon vers 1550
- Pas d’université ni de parlement, donc moins de censure sur place.
- Beaucoup de livres en français et en italien.
- Poésie, médecine, livres illustrés et petits formats.
- Des livres vendus aux foires et exportés dans toute l’Europe.
Paris vers 1550
- La Sorbonne et le parlement contrôlent de près l’imprimé.
- Une forte part de théologie et de droit en latin.
- Une clientèle d’étudiants, de clercs et de juristes.
- Une ville soutenue par le pouvoir royal, qui finira par l’emporter.
Ce tableau reste une simplification, bien sûr. Mais il aide à voir pourquoi Lyon a produit une littérature plus libre. C’est d’ailleurs ce climat que je décris dans l’article sur l’humanisme, mouvement littéraire.
Qu’est-ce que le Grand Tric de 1539 ?
Le Grand Tric est une grève des compagnons imprimeurs de Lyon, lancée au printemps 1539. Ensuite, elle dure environ quatre mois. Les historiens la présentent souvent comme la première grande grève ouvrière de l’histoire de France. Et elle part des ateliers de la rue Mercière.
Que réclament les ouvriers ? D’abord, le maintien de leur repas : « pain, vin et pitance ». Ensuite, de meilleurs salaires. Enfin, le respect des règles du métier. Par exemple, un apprenti ne doit pas composer de texte avant trois ans d’apprentissage.
« Les apprentis ne besogneront à composer et mettre les lettres, qu’ils n’aient demeuré trois ans. »Règle défendue par les compagnons imprimeurs pendant le Grand Tric
Le mot « tric » serait le cri de ralliement des grévistes. Les compagnons s’organisent en confrérie, celle des Griffarins. Alors, le roi réagit fin 1539 : l’ordonnance de Villers-Cotterêts interdit les confréries de métier. Toutefois, en 1541, un nouvel édit rend en partie raison aux ouvriers. Des troubles persistent jusqu’en 1544.
Pourquoi l’imprimerie a-t-elle quitté la rue Mercière ?
L’imprimerie quitte peu à peu la rue Mercière à partir des années 1560. D’abord, les guerres de religion éclatent. Or beaucoup d’imprimeurs et d’ouvriers lyonnais sont protestants. Ils partent donc vers Genève, qui devient à son tour une grande ville du livre.
De plus, le pouvoir royal favorise Paris. Les privilèges et la censure se concentrent dans la capitale. Enfin, l’inflation du XVIe siècle frappe les marchands. Certes, Lyon garde des imprimeurs jusqu’à la Révolution. Cependant, elle ne retrouvera jamais son rang européen.
Une rue du papier jusqu’au XVIIIe siècle
La rue Mercière reste pourtant une rue du papier. Ainsi, au XVIIe siècle, le libraire Horace Cardon y fait bâtir son hôtel, au n° 68. Au n° 48, une enseigne sculptée « Au Maillet d’argent » est encore datée de 1639. Et selon les historiens de la rue, un imprimeur nommé Victor Tournachon s’installe au n° 51 en 1789. Son fils deviendra célèbre sous un autre nom : Nadar.
La rue forme encore des imprimeurs au XVIIIe siècle. Sur l’hôtel Horace Cardon, une plaque rappelle Fleury Mesplet (1734-1794), « premier imprimeur-libraire de langue française au Canada, formé à Lyon, rue Mercière ». Juste au-dessus, une autre plaque honore Aymon, Hugues et Sybille de La Porte. Selon cette plaque, c’était une « famille de riches marchands-libraires », éditeurs au sein de la Compagnie des libraires de Lyon au XVIe siècle.

Que reste-t-il de la rue des imprimeurs ?
En fait, il reste une partie des maisons, quelques enseignes et beaucoup de souvenirs. Au XIXe et au XXe siècle, la rue Mercière se dégrade. Peu à peu, les maisons deviennent insalubres. Puis le sud de la rue devient un lieu de prostitution, et sa réputation s’effondre.
En 1957, les démolitions commencent par le nord de la rue. Heureusement, elles s’arrêtent à la rue Grenette et à l’hôtel Horace Cardon. Ensuite, dans les années 1980, la ville réhabilite le quartier. Ainsi, le côté ouest est reconstruit vers 1980. Aujourd’hui, les plus belles façades se trouvent entre la rue Grenette et la rue de la Monnaie, avec leurs fenêtres à meneaux.

Pourquoi la rue Mercière est-elle devenue la rue des bouchons ?
La rue Mercière devient piétonne par étapes, et les restaurants suivent. Enfin, le dernier tronçon, entre la rue Dubois et la rue Grenette, a été piétonnisé en 2025. Au fond, les restaurants prolongent une vieille vocation : la rue vend depuis huit siècles. Seule la marchandise a donc changé.
Un parcours à pied rue Mercière en cinq arrêts
Si vous y allez, je vous conseille de lever les yeux au-dessus des terrasses. Pour vous aider, voici un petit parcours à pied en cinq arrêts.
L’angle de la rue Thomassin

C’est ici que Sébastien Gryphe tenait son atelier au début du XVIe siècle. Une plaque le salue comme le « prince des libraires lyonnais ». Elle rappelle aussi qu’il a introduit en France le caractère italique. Autour, en revanche, les immeubles datent de la reconstruction des années 1980.
Le n° 48 et son Maillet d’argent

Au-dessus de la porte, on lit « Au Maillet d’argent », et un petit maillet est sculpté dans la pierre. La date de 1639 se devine encore. Cette enseigne rappelle que chaque maison avait son nom et son image. C’était l’adresse d’avant les numéros.
Le passage des Imprimeurs (56, rue Mercière)

Ce passage relie la rue Mercière au quai Saint-Antoine. Une plaque y rappelle l’atelier d’Étienne Dolet, à l’enseigne de la Doloire d’or. Cependant, des tables de restaurant occupent aujourd’hui le passage.
L’hôtel Horace Cardon (n° 68)

C’est la maison d’un grand libraire du XVIIe siècle. C’est aussi là que les bulldozers se sont arrêtés en 1957. Au coin de la façade, deux plaques évoquent les libraires de La Porte et l’imprimeur Fleury Mesplet.
Le musée de l’Imprimerie, à deux rues


Le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique occupe l’hôtel de la Couronne, au 13 rue de la Poulaillerie. D’ailleurs, une plaque rappelle que les échevins de Lyon s’y réunissaient de 1604 à 1652 : c’était alors l’hôtel de ville. Toutefois, le musée est fermé pour travaux. Voyez donc l’encadré ci-dessous avant de vous déplacer.
Le musée de l’Imprimerie de Lyon est-il ouvert ?
D’après le panneau de chantier, les travaux ont commencé en octobre 2025. Leur fin est prévue au premier trimestre 2027. La Ville de Lyon en assure la maîtrise d’ouvrage, pour un coût annoncé de 6,05 millions d’euros. Au programme : la mise en accessibilité du musée et la réorganisation de ses espaces, soit environ 1 820 m² à aménager selon le permis de construire. Je mettrai cet article à jour à la réouverture.
Au total, ce parcours prend une demi-heure. Il se termine naturellement près de Saint-Nizier, l’autre pôle du livre lyonnais. Si ces promenades vous plaisent, j’ai raconté une autre adresse littéraire devenue lieu de passage : le Café de Flore.
Questions fréquentes sur la rue Mercière
Où se trouve la rue Mercière ?
La rue Mercière se trouve dans le 2e arrondissement de Lyon, sur la Presqu’île. Elle longe la Saône, entre le quartier des Cordeliers et la place d’Albon.
Pourquoi la rue Mercière est-elle célèbre ?
Elle est célèbre pour deux raisons. Aujourd’hui, pour ses restaurants et ses bouchons lyonnais. Au XVIe siècle, parce qu’elle était le cœur de l’imprimerie lyonnaise, l’une des premières d’Europe.
Quel est le premier livre imprimé à Lyon ?
C’est le Compendium breve du cardinal Lothaire, achevé le 17 septembre 1473 par Guillaume Le Roy pour Barthélemy Buyer.
Rabelais a-t-il vécu rue Mercière ?
Rien n’atteste qu’il y ait habité. En revanche, il travaille avec ses imprimeurs. Pantagruel est imprimé à Lyon par Claude Nourry en 1532, et Gryphe publie ses éditions médicales.
Le musée de l’Imprimerie de Lyon est-il ouvert ?
Non. En septembre 2026, le musée est fermé pour travaux. D’après le panneau de chantier, la fin des travaux est prévue au premier trimestre 2027.
Qu’est-ce que le passage des Imprimeurs ?
C’est un passage qui relie le 56 rue Mercière au quai Saint-Antoine. Une plaque y rappelle l’atelier d’Étienne Dolet au XVIe siècle.
Pour aller plus loin
Pour prolonger la promenade, voici trois lectures. Elles vont du texte d’époque à l’histoire du livre. J’en ai tiré une bonne partie de cet article.
Vous aimez les lieux où les livres ont une histoire ? Dans ce cas, je vous recommande aussi les librairies anglaises de Paris. Et pour voir ce qu’est devenu le métier d’éditeur, lisez mon panorama des maisons d’édition françaises.
Méthode : les photos, le relevé des plaques et celui du panneau de chantier du musée ont été faits sur place le 22 septembre 2026. Sources principales : le dossier « L’imprimerie à Lyon au temps de la Renaissance » (Millénaire 3, Grand Lyon), la fiche « Les imprimeurs au 16e siècle » des musées Gadagne, et l’historique de la rue sur Les rues de Lyon.
Une rue qui n’a jamais cessé de vendre
Au fond, la rue Mercière n’a jamais changé de nature. Elle a d’abord vendu du drap, puis des livres, puis des plats. À chaque époque, elle a vendu ce que Lyon savait faire de mieux.
Pourtant, il y a eu un moment unique. Pendant quelques décennies, une rue marchande a publié Rabelais, Labé et une partie du savoir européen. En plus, elle l’a fait loin de Paris, dans une ville sans université. C’est pourquoi j’aime y revenir. La prochaine fois que vous y dînerez, pensez aux presses qui tournaient sous vos pieds. Car les livres nés ici se lisent encore. Les sonnets de Louise Labé, imprimés à quelques pas, n’ont pas pris une ride. Bien plus tard, les poètes du symbolisme soigneront eux aussi l’objet livre. Comme si la leçon des imprimeurs lyonnais avait traversé les siècles.
Vous pouvez donc reprendre la référence suivante : Traversée, « La rue Mercière, ou comment une rue de Lyon a imprimé la Renaissance », Siloë Biblica, mis à jour le 22 septembre 2026. URL : https://librairiesiloebiblica.fr/lieux/rue-merciere-lyon/




