Close

Exposition Mucha à Lyon : mon avis sur l’expo du Grand Hôtel-Dieu

Détail d'une œuvre d'Alphonse Mucha photographiée à l'exposition Mucha de Lyon

Je suis allé voir l’exposition Mucha à Lyon un vendredi, au Grand Hôtel-Dieu. Mucha est mon artiste préféré. Le voir exposé dans ma ville, je ne pouvais pas le manquer. Voici mon avis, sans détour, et tout ce qu’il faut savoir avant d’y aller.

📷 Sauf mention contraire, les photos de cet article sont les miennes, prises pendant ma visite du vendredi 2 octobre 2026.

L’exposition en bref

90+œuvres originales : affiches, dessins, peintures
≈ 1 hde visite, sans courir
dès 15 €pour un adulte, 9 € pour un enfant
24 janv.2027 : dernier jour pour y aller
Sommaire de l’article
  1. Mon avis sur l’exposition Mucha à Lyon
  2. Qui était Alphonse Mucha ?
  3. Mucha et Sarah Bernhardt, la rencontre qui a tout lancé
  4. Le parcours de l’exposition, salle par salle
  5. Ce que les photos ne montrent pas : le trait
  6. À qui je la conseille (et à qui non)
  7. Infos pratiques
  8. Vos questions sur l’expo

Mon avis sur l’exposition Mucha à Lyon

J’ai adoré. Je le dis tout de suite, parce que je ne suis pas un visiteur neutre. Alphonse Mucha est mon artiste préféré depuis longtemps. Alors quand j’ai appris qu’une grande exposition s’installait à Lyon, la ville où je vis, j’ai su que j’irais. C’était une occasion en or.

Nous étions deux. La personne qui m’accompagnait ne connaissait pas Mucha aussi bien que moi. Elle est ressortie aussi enthousiaste que moi. C’est souvent le meilleur test pour une exposition : est-ce qu’elle touche aussi ceux qui ne sont pas déjà conquis ? Ici, la réponse est oui.

Ce qui m’a frappé en premier, c’est l’ambiance. On a vraiment l’impression de voyager dans une autre époque. Les affiches, les couleurs passées, les silhouettes de femmes aux longs cheveux : tout vous ramène au Paris de la Belle Époque. Le lieu y est pour beaucoup. Le Grand Hôtel-Dieu, avec ses pierres et ses voûtes, offre un cadre qui va bien à ces œuvres.

La musique joue aussi son rôle. La visite se fait au son de la célèbre Valse n° 2 de Dmitri Chostakovitch. Elle est plus tardive que les œuvres de Mucha, mais l’effet fonctionne. Ce tourbillon un peu nostalgique accompagne bien les arabesques des affiches. Pour moi, c’est un vrai plus pour l’immersion.

Pour être honnête, tout n’est pas parfait. J’ai noté quelques points à savoir avant d’y aller. Je les détaille ci-dessous, à côté de ce qui m’a plu.

✓ Ce qui m’a plu

  • Un grand nombre d’œuvres originales, vues de près.
  • Une ambiance qui vous fait changer d’époque.
  • La valse de Chostakovitch, qui porte toute la visite.
  • Le lien avec Sarah Bernhardt, très bien expliqué.
  • La salle immersive et ses œuvres animées.
  • Une visite calme le jour où j’y suis allé.

! Ce qu’il faut savoir

  • L’exposition est assez courte : une heure, tranquillement.
  • Les numéros de l’application ne correspondent pas toujours aux étiquettes des œuvres.
  • La salle immersive est plus petite qu’elle n’en a l’air en vidéo, et il n’y a pas de quoi s’asseoir.
  • Peu d’éléments interactifs pour les tout-petits.

Un mot sur l’application. Vous la téléchargez sur votre téléphone pour écouter les commentaires des œuvres. Je la trouve réussie. Seul bémol : les numéros ne correspondaient pas toujours aux étiquettes accrochées à côté des œuvres.

Heureusement, l’application affiche aussi une image de chaque œuvre. C’est elle qui m’a permis de me repérer. Mon conseil : fiez-vous à l’image plutôt qu’au numéro.

Sur la durée, l’exposition contient beaucoup d’œuvres, mais elle se parcourt vite. Comptez une heure environ, sans vous presser. Pour ma part, j’y retournerai. Cette fois, je prendrai le temps de rester devant chaque affiche.

Affiche Hamlet de Mucha et panneaux découpés de la scénographie, exposition Mucha au Grand Hôtel-Dieu de Lyon
L’affiche Hamlet (1899) et les panneaux lumineux découpés de la scénographie. Photo prise lors de ma visite.

Qui était Alphonse Mucha ?

Portrait photographique d'Alphonse Mucha, artiste de l'Art nouveau
Alphonse Mucha photographié au début du XXᵉ siècle. Domaine public / Wikimedia Commons.

Avant de vous parler du parcours, quelques repères sur l’homme. Alphonse Mucha (Alfons Mucha en tchèque) naît en 1860 en Moravie, dans l’actuelle République tchèque. Il arrive à Paris à la fin des années 1880 pour étudier la peinture. Pendant plusieurs années, il vit modestement en illustrant des livres et des revues.

Puis tout bascule en quelques jours, à la fin de l’année 1894. Une affiche de théâtre fait de lui une célébrité. Son style devient si reconnaissable qu’à Paris, on parle bientôt du « style Mucha » pour désigner l’Art nouveau lui-même.

Pour moi, ce qui rend Mucha si attachant, c’est qu’il ne s’est jamais arrêté à ce succès parisien. La fin de sa vie est tournée vers son pays natal et vers une œuvre immense, l’Épopée slave. La frise ci-dessous résume les grandes étapes.

1860
Naissance à Ivančice, en Moravie, alors dans l’Empire austro-hongrois.
1887
Arrivée à Paris. Il étudie à l’Académie Julian puis vit de commandes d’illustration.
1894-1895
L’affiche Gismonda, pour Sarah Bernhardt, apparaît sur les murs de Paris. C’est la consécration.
1896
Les panneaux décoratifs Les Saisons et la publicité pour le papier à cigarettes Job.
1900
Il participe à l’Exposition universelle de Paris, notamment au décor du pavillon de Bosnie-Herzégovine.
1910-1928
De retour en Bohême, il peint l’Épopée slave, vingt toiles monumentales sur l’histoire des peuples slaves.
1939
Il meurt à Prague, quelques mois après l’entrée des troupes allemandes dans la ville.

Mucha et Sarah Bernhardt, la rencontre qui a tout lancé

C’est la partie de l’exposition qui m’a le plus appris. Je connaissais les affiches, mais je n’avais pas mesuré à quel point la carrière de Mucha était liée à celle de Sarah Bernhardt. L’exposition rend ce lien très clair.

L’histoire est célèbre. Fin 1894, Sarah Bernhardt, la plus grande actrice de son temps, a besoin d’une nouvelle affiche pour la pièce Gismonda, de Victorien Sardou. Nous sommes en pleine période des fêtes et les artistes habituels de l’imprimerie ne sont pas disponibles. La commande arrive chez Mucha, presque par hasard.

Il propose une affiche très haute et très étroite, presque grandeur nature. L’actrice y apparaît en pied, comme une figure sacrée, dans des tons doux et dorés. Elle ne ressemble à rien de ce qu’on voit alors dans les rues. Sarah Bernhardt l’adore. Elle signe avec Mucha un contrat de plusieurs années pour ses affiches, ses décors, ses costumes et même certains bijoux de scène.

Cliquez sur les titres ci-dessous pour voir quatre des affiches nées de cette collaboration.

Affiche Gismonda d'Alphonse Mucha pour Sarah Bernhardt, 1894

Gismonda (1894-1895). L’affiche qui a fait de Mucha une star du jour au lendemain. Son format allongé et sa figure en pied tranchent avec les affiches de l’époque.

Pour moi, c’est l’œuvre à regarder en premier : tout le style Mucha est déjà là.

Domaine public / Wikimedia Commons

Affiche La Dame aux camélias de Mucha avec Sarah Bernhardt, 1896

La Dame aux camélias (1896). Pour la pièce tirée du roman d’Alexandre Dumas fils. Le camélia blanc et la pâleur du visage annoncent le destin tragique de l’héroïne.

Domaine public / Wikimedia Commons

Affiche Lorenzaccio d'Alphonse Mucha, Sarah Bernhardt en Lorenzo, 1896

Lorenzaccio (1896). Sarah Bernhardt y joue un rôle d’homme, Lorenzo de Médicis, dans la pièce d’Alfred de Musset. Le dragon au sommet de l’affiche donne le ton sombre de l’histoire.

Domaine public / Wikimedia Commons

Affiche Médée d'Alphonse Mucha pour Sarah Bernhardt, 1898

Médée (1898). L’une des affiches les plus dramatiques de la série. Regardez le bracelet en forme de serpent au bras de l’actrice : Sarah Bernhardt en fit fabriquer un vrai, d’après le dessin de Mucha.

Domaine public / Wikimedia Commons

Voir ces affiches en vrai change tout. Elles sont immenses. Sur un écran, on les imagine petites, presque comme des cartes postales. Face à elles, on mesure ce qu’a dû ressentir un passant parisien en 1895.

L’exposition présente d’autres affiches pour Sarah Bernhardt. J’en ai photographié deux pendant ma visite.

Affiche La Samaritaine de Mucha pour Sarah Bernhardt, exposition Mucha Lyon
La Samaritaine, pour le théâtre de Sarah Bernhardt. Photo prise lors de ma visite.
Affiche de Mucha pour la dernière tournée américaine de Sarah Bernhardt, saison 1910-1911
L’affiche de la dernière tournée de Sarah Bernhardt en Amérique, saison 1910-1911. Photo prise lors de ma visite.

Le parcours de l’exposition, salle par salle

L’exposition est placée sous le commissariat de l’historienne de l’art Giulia Silvia Ghia. Elle est produite par Arthemisia et Fever. Elle se déploie sur deux étages : un grand niveau en bas, et un plus petit en haut, où se trouve aussi la boutique.

Le parcours suit six grandes sections. Leur fil rouge est la figure de la femme, au cœur de toute l’œuvre de Mucha. Dépliez chaque section pour voir ce qu’elle aborde.

1. Les héroïnes de théâtre

Les grandes affiches pour Sarah Bernhardt. C’est ici que naît l’image de la femme Mucha : hiératique, élégante, presque sacrée. À mon sens, c’est la section la plus forte du parcours.

2. La naissance de la publicité moderne

Mucha a mis son art au service des marques : papier à cigarettes, biscuits, champagne, bicyclettes… Ses affiches publicitaires ont fixé des codes que l’on retrouve encore aujourd’hui.

3. La photographie comme méthode de travail

Mucha photographiait ses modèles dans son atelier pour préparer ses compositions. Cette section montre comment la photo servait de point de départ à ses dessins.

4. La construction de l’image iconique

Comment une silhouette, une chevelure et un cercle décoratif deviennent une signature reconnaissable entre mille. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le « style Mucha ».

5. L’allégorie de la patrie slave et les nouveaux médias du XXᵉ siècle

Le Mucha moins connu, celui qui retourne en Bohême et met son talent au service de l’identité de son peuple. C’est, je crois, la partie qui surprend le plus ceux qui ne connaissent que ses affiches parisiennes.

6. Les figures ornementales inspirées de la nature

Fleurs, saisons, végétaux enroulés : la nature est partout chez Mucha. Les panneaux décoratifs, comme Les Saisons, en sont le meilleur exemple.

La salle immersive : mon coup de cœur, avec un bémol

Le parcours compte aussi une salle immersive. Des projections de lumière s’y superposent aux œuvres et les animent. J’ai adoré ce moment. On se sent en phase avec l’artiste, au cœur de l’ambiance de ses œuvres. Voir ses figures bouger, ses fleurs s’ouvrir, c’est un vrai plaisir.

Attention tout de même à ne pas vous faire de fausses idées. J’avais vu des vidéos avant ma visite, et la salle m’y paraissait immense. En réalité, elle est assez petite. Des miroirs démultiplient les images et donnent cette impression de grandeur.

Mon seul regret : il n’y a ni banc ni pouf pour s’asseoir. J’aurais aimé pouvoir me poser et rester aussi longtemps que je le voulais. Je suis resté environ cinq minutes, debout. Autour de moi, la plupart des visiteurs restaient trente secondes, puis repartaient. C’est dommage, car la salle mérite qu’on lui laisse le temps de faire son effet.

Mon conseil : arrêtez-vous quelques minutes, même debout. Les animations se révèlent sur la durée.

Quelques secondes dans la salle immersive, filmées pendant ma visite (sans le son).
Salle immersive de l'exposition Mucha à Lyon, motifs Art nouveau projetés au mur et au sol
Les motifs de Mucha projetés sur les murs et au sol. Photo prise lors de ma visite.
Œuvre de Mucha animée dans la salle immersive de l'exposition de Lyon
Une figure de Mucha prend vie, entourée de fleurs. Photo prise lors de ma visite.

Dans la section consacrée à la publicité, on retrouve des marques encore connues aujourd’hui. Voici celles que j’ai photographiées.

Affiche Biscuits Champagne Lefèvre-Utile d'Alphonse Mucha, exposition Mucha Lyon
Biscuits Champagne Lefèvre-Utile. Photo prise lors de ma visite.
Affiche Champagne Ruinart d'Alphonse Mucha, exposition Mucha Lyon
Champagne Ruinart. Photo prise lors de ma visite.
Affiche Bénédictine d'Alphonse Mucha, exposition Mucha Lyon
Bénédictine. Photo prise lors de ma visite.
Couverture de Noël 1896-1897 pour L'Illustration par Mucha, exposition Mucha Lyon
Noël 1896-1897 pour L’Illustration. Photo prise lors de ma visite.

Plus loin, les panneaux de la série Les Saisons sont accrochés côte à côte.

L'Hiver, panneau des Saisons d'Alphonse Mucha exposé à Lyon
L’Hiver. Photo prise lors de ma visite.
L'Été, panneau des Saisons d'Alphonse Mucha exposé à Lyon
L’Été. Photo prise lors de ma visite.
L'Automne, panneau des Saisons d'Alphonse Mucha exposé à Lyon
L’Automne. Photo prise lors de ma visite.

Le Mucha slave, l’autre visage de l’artiste

Beaucoup de visiteurs viennent pour les affiches parisiennes. C’était aussi mon cas, au départ. Pourtant, Mucha considérait que son œuvre la plus importante était ailleurs. À partir de 1910, il consacre près de vingt ans à l’Épopée slave, un cycle de vingt toiles gigantesques.

L’exposition consacre une section à cette part engagée de son travail. Pour moi, c’est ce qui donne de la profondeur au parcours. On ne repart pas seulement avec de jolies images, mais avec le portrait d’un homme attaché à son pays.

Dans cette partie, j’ai photographié l’affiche Russia Restituenda. Cette mère qui serre son enfant contre elle est bien loin des muses de la Belle Époque.

Affiche Russia Restituenda d'Alphonse Mucha, exposition Mucha Lyon
Russia Restituenda. Photo prise lors de ma visite.
Détail du visage dans l'affiche Russia Restituenda de Mucha
Le même visage, de près. Photo prise lors de ma visite.
L'Apothéose des Slaves, dernière toile de l'Épopée slave d'Alphonse Mucha
L’Apothéose de l’histoire des Slaves, dernière toile de l’Épopée slave (1926). Domaine public / Wikimedia Commons.

Ce que les photos ne montrent pas : le trait

Si je devais retenir une seule chose de cette visite, ce serait celle-ci. On voit les œuvres de Mucha partout, en reproduction. Mais en photo, on ne se rend pas compte du nombre de traits qu’elles contiennent.

Sur une photo, une affiche de Mucha paraît simple. De près, elle fourmille de détails, de lignes, de motifs qu’on ne soupçonnait pas. — Ce que je retiens de ma visite

Devant les originaux, j’ai passé de longues minutes à suivre le trait du maître. Les cheveux sont faits de dizaines de courbes. Les bordures cachent des motifs floraux minuscules. Certaines zones sont travaillées avec une exigence presque obsessionnelle.

Et puis, juste à côté, d’autres zones sont laissées plus libres. Un aplat simple, un contour à peine esquissé. C’est ce jeu entre exigence et liberté qui m’a le plus fasciné. Mucha savait où mettre le détail, et où laisser respirer l’image.

Voici trois choses à regarder de près pendant votre visite.

〰️

Les chevelures

Suivez une mèche du regard. Vous verrez à quel point chaque courbe est pensée.

⭕

Les cercles

Derrière la tête des figures, un cercle décoratif sert de halo. Il est rempli de motifs fins.

🌿

Les bordures

Fleurs, feuilles et entrelacs encadrent l’image. On les remarque à peine en photo.

Voici quelques détails que j’ai photographiés de très près. C’est là qu’on voit vraiment le travail.

Détail d'un visage de femme et de fleurs, trait d'Alphonse Mucha vu de près
Un visage et ses fleurs : chaque ligne compte. Photo prise lors de ma visite.
Dessin original d'Alphonse Mucha exposé au Grand Hôtel-Dieu de Lyon
Un dessin original, tout en nuances. Photo prise lors de ma visite.
Détail d'un dessin d'Alphonse Mucha, branches et drapé
Le même dessin, de plus près. Photo prise lors de ma visite.
Détail d'un panneau en bois orné de pierres, exposition Mucha Lyon
Un panneau en bois incrusté de pierres. Photo prise lors de ma visite.

À qui je la conseille (et à qui non)

Je recommande cette exposition sans hésiter aux amateurs d’Art nouveau, d’affiche et d’histoire de l’art. Elle plaira aussi aux curieux qui ne connaissent Mucha que de nom. La personne qui m’accompagnait en est la preuve.

En revanche, je ne la conseille pas vraiment pour une sortie avec de tout-petits. Les tarifs sont pourtant avantageux pour eux : l’entrée est gratuite avant 4 ans. Mais le lieu est calme, et il y a peu d’éléments interactifs ou de quoi jouer. Un enfant en bas âge risque de vite trouver le temps long.

Pour des enfants plus grands, curieux de dessin, l’expérience peut être très différente. À vous de juger selon leur âge et leur patience.

Enfin, si vous visitez Lyon, l’exposition se combine facilement avec une promenade dans le quartier. La rue Mercière, berceau de l’imprimerie lyonnaise, est à quelques minutes à pied. Le lien avec Mucha, maître de l’affiche imprimée, a du sens.

Infos pratiques

Exposition Alphonse Mucha — Grand Hôtel-Dieu, Lyon

Dates
Du 4 septembre 2026 au 24 janvier 2027
Horaires
Du mardi au dimanche, de 10 h à 20 h (dernière entrée à 18 h 45)
Adresse
13 rue de la Barre, 69002 Lyon — entrée par la Cour du Midi, niveau -1
Durée
Environ 1 heure
Tarifs
À partir de 15 € pour les adultes, 9 € pour les enfants, gratuit pour les moins de 4 ans
Accessibilité
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Billets
Site officiel de l’exposition

Mon conseil pratique : j’y suis allé un vendredi et c’était plutôt calme. Si vous le pouvez, privilégiez la semaine plutôt que le week-end. Pensez aussi à télécharger l’application avant d’arriver, et à prendre des écouteurs. Pour vous repérer, fiez-vous à l’image de l’œuvre affichée dans l’application.

Les tarifs et horaires peuvent évoluer pendant la durée de l’exposition. Vérifiez-les sur le site officiel avant votre visite.

Vos questions sur l’expo Mucha à Lyon

Où se trouve l’exposition Mucha à Lyon ?

Au Grand Hôtel-Dieu, 13 rue de la Barre, dans le 2ᵉ arrondissement. L’entrée se fait par la Cour du Midi, au niveau -1.

Jusqu’à quand dure l’exposition Mucha ?

Elle est ouverte jusqu’au 24 janvier 2027, du mardi au dimanche.

Combien de temps faut-il prévoir ?

Comptez environ une heure. Si, comme moi, vous aimez rester devant chaque œuvre, prévoyez un peu plus.

Combien coûte l’entrée ?

Les billets démarrent à 15 € pour un adulte et 9 € pour un enfant. L’entrée est gratuite pour les moins de 4 ans.

Quel est le lien entre Mucha et Sarah Bernhardt ?

En 1894, Mucha dessine l’affiche de Gismonda pour l’actrice. Le succès est immédiat. Sarah Bernhardt lui confie ensuite ses affiches, ses décors et certains costumes pendant plusieurs années.

L’exposition convient-elle aux enfants ?

Aux plus grands, oui, surtout s’ils aiment le dessin. Pour les tout-petits, je suis plus réservé : il y a peu d’éléments interactifs pour eux.

Pour prolonger la visite sur Siloë

J’y retournerai, et je prendrai mon temps

Je suis ressorti du Grand Hôtel-Dieu heureux. Heureux d’avoir vu les œuvres de mon artiste préféré en vrai, dans ma ville. Heureux, aussi, d’en avoir appris davantage sur lui, sur Sarah Bernhardt, sur le Mucha slave que je connaissais mal.

L’exposition est courte, et j’aurais aimé un banc dans la salle immersive. Mais ce ne sont pas ces détails dont je me souviendrai. Je me souviendrai des traits, de la valse, des œuvres qui s’animent, et de cette impression d’avoir changé d’époque pendant une heure.

Si vous passez par Lyon avant fin janvier, allez-y. Et si vous en avez l’occasion, faites comme moi : revenez une deuxième fois, sans montre.

Traversée est le pseudonyme d'un Lyonnais passionné de culture. Il rend accessibles la littérature, la poésie, les librairies et les lieux chargés d'histoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Comments
scroll to top